L amazonie, etat d urgence!!

L amazonie, etat d urgence!!
La déforestation de l'Amazonie s'est accélérée en 2007

La destruction de la forêt tropicale amazonienne s'est fortement accélérée fin 2007, attisée par une demande soutenue pour le soja, le maïs et le bétail, ont annoncé jeudi les autorités brésiliennes et des écologistes.

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a convoqué une réunion ministérielle pour envisager des mesures d'urgence visant à enrayer la déforestation. Sans une action rapide, ceux qui coupent les arbres pour créer de nouveaux champs et pâturages risquent de redoubler d'activité lors de la saison des pluies qui commence en Amazonie, avertit Paulo Adario, coordinateur de la campagne amazonienne de Greenpeace.

"Le fait que la déforestation ait augmenté dans la seconde moitié de 2007 affectera profondément la première moitié de 2008", ajoute-t-il. "La gouvernement doit prendre des mesures fortes pour obliger les fermiers à ne pas couper la forêt maintenant."

La réunion a abouti à la décision de déployer davantage de policiers fédéraux et d'agents chargés de la protection de l'environnement dans les principales zones de déforestation illégale, ont annoncé les autorités dans la soirée. Elles vont en outre surveiller les zones de déforestation pour empêcher qu'on n'y installe des cultures ou des troupeaux.

Selon les autorités, jusqu'à 7.000 kilomètres carrés de forêt tropicale ont été détruits entre août et décembre, et à ce rythme le Brésil pourrait perdre 15.000 km2 de forêt d'ici août 2008, soit une hausse de 34% par rapport aux 11.200 km2 détruits entre août 2006 et juillet 2007.

C'est en novembre et décembre que la déforestation a été la plus intense l'an dernier, se concentrant dans trois régions: Mato Grosso, Para et Rondonia. Le Mato Grosso est l'épicentre de la filière du soja, un secteur important de l'économie brésilienne.

La déforestation vise à créer des pâturages pour le bétail et des terres pour la production du soja et du maïs, qui est de plus en plus cultivé en Amazonie en raison de la hausse des cours mondiaux liée à la décision du président américain George W. Bush de promouvoir l'usage de l'éthanol à base de maïs.

Le Brésil importe du maïs, mais ses paysans en cultivent de plus en plus pour répondre à la demande intérieure, explique M. Adario. Il estime que le gouvernement brésilien devrait identifier les municipalités affichant les pires taux de déforestation et y envoyer des policiers, agents du fisc et autres procureurs afin de mener une campagne de répression.

"Il vaut mieux concentrer (les efforts) dans ces zones où la déforestation est totalement incontrôlée et sanctionner de gros producteurs", dit-il, pour "montrer à tout le monde que le gouvernement est sérieux".

Le Brésil a une des législations environnementales les plus strictes de la planète mais elle est traditionnellement peu respectée. AP

# Posté le mercredi 30 janvier 2008 09:04

Huile de palme : une catastrophe écologique planétaire



Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences

En Indonésie, en Malaisie et dans d'autres pays, la production intensive d'huile de palme conduit à des déforestations massives et à la destruction complète d'écosystèmes forestiers. En cause : une demande mondiale qui grimpe en flèche, pour l'industrie agro-alimentaire, mais qui risque d'exploser avec la banalisation des biocarburants.
C'est un désastre écologique qui tend à s'aggraver encore. Depuis les années 1990, la production d'huile de palme, extraite de la noix d'un palmier d'origine africaine, Elaeis guineensis, ne cesse de progresser. A l'origine, cette huile sert à des besoins alimentaires, pour les mêmes usages que l'huile de table, le beurre ou la margarine. Mais ce produit s'est trouvé trois débouchés autrement plus larges. Le premier est celui de l'industrie agroalimentaire qui a découvert avec bonheur cette huile cumulant de nombreuses qualités.
L'arbre pousse vite, en trois ou quatre ans, et la pulpe rouge des noix produit une huile facile à extraire, que l'on peut transformer en une graisse utilisable dans de nombreux produits. Pâtes à tartiner, chips, margarines, plats cuisinés, biscuits, soupes, céréales du petit-déjeuner... : au fil des années, l'huile de palme a envahi la majorité des aliments industriels. Aujourd'hui, c'est une part importante de l'alimentation des pays riches qui est devenue dépendante de l'huile de palme. Mais ce n'est pas tout. A partir de l'amande de la noix, on peut extraire de l'huile de palmiste, qui sert d'ingrédient pour des peintures et des produits cosmétiques. Et voilà un juteux débouché supplémentaire.
Avec ces deux marchés mondiaux, plusieurs pays du sud ont trouvé dans l'huile de palme un produit d'exportation très rentable. L'Indonésie et la Malaisie sont devenues les championnes de cette production. Alors que les pays africains en étaient les principaux producteurs dans les années 1960, ces deux pays asiatiques fournissent actuellement environ 85 % de la consommation mondiale d'huile de palme. Pour chacun de ces deux pays, cette production représente plus de quinze de millions de tonnes par an.

Une plantation de palmiers à huile en Thaïlande. Sur le sol, un amendement organique.
© IRD / Jean-Pierre Montoroi
Comment les chips peuvent tuer les orangs-outans
Pour atteindre ce niveau, les Malaisiens et les Indonésiens ont dû engager de vastes opérations de déforestations pour se lancer dans des monocultures intensives. L'Indonésie a déjà perdu 72 % de ses forêts. A ce rythme, selon un rapport du PNUE (Programme de Nations Unies pour l'Environnement), 98 % des forêts auront disparu en 2022. Or, cette immense zone forestière, qui s'étend sur les trois-quarts du pays, est particulièrement riche en espèces et elle est aussi une richesse pour les habitants, qui l'exploitent, en partie, depuis longtemps.
Sa destruction est une catastrophe écologique et économique, conduisant à la destruction d'écosystèmes, dont les emblématiques orangs-outans. Elle aboutira également à des modifications climatiques et à des difficultés sociales. A l'échelle planétaire, cette déforestation n'est pas sans conséquences non plus puisque les forêts sont de gros absorbeurs de gaz carbonique. Dans le monde, les déforestations sont responsables de 15 à 20 % de l'augmentation de gaz à effet de serre. C'est à la destruction des forêts, d'après Greenpeace, que l'Indonésie doit sa troisième position mondiale de producteur de gaz à effet de serre.
D'autres pays se lancent dans l'aventure, comme la Colombie. Car le boom sur l'huile de palme ne fait que commencer puisqu'un troisième marché, encore plus important, a démarré depuis 2005 : les carburants dits « verts ». L'huile de palme est en effet un excellent produit de base pour les « biodiesels ».
En Amazonie comme en Asie du sud-est, c'est donc un danger d'envergure qui pèse sur les forêts tropicales et leurs habitants, animaux, végétaux ou humains.
En pointe dans cette action, l'association Les Amis de la Terre a mené plusieurs campagnes, dont l'une, récente, vers la grande distribution, pour pousser à une signalisation des – nombreux – produits contenant de l'huile de palme. En effet, sa présence n'est qu'exceptionnellement mentionnée et parfois cachée sous l'appellation « huile végétale ». Difficile de boycotter tous les produits contenant de l'huile de palme... mais on peut au moins essayer de limiter de réduire leur consommation.
Cela ne sera toutefois pas suffisant si l'huile de palme est massivement utilisée pour produire du biodiesel, comme le souligne Sylvain Angerand, des Amis de la Terre, que nous avons interrogé sur le sujet. Retrouvez demain l'entretien qu'il nous a accordé (dans l'article intitulé Huile de palme : « On marche sur la tête ! »).
Commenter cette news ou lire les commentaires

Le palmier à huile Elaeis guineensis © N. Longhitano

# Posté le mercredi 16 janvier 2008 15:53

la couche d ozone

L'ozone est aujourd'hui observé par un réseau de stations au sol et au moyen de satellites artificiels créés en partie par la Nasa.

C'est en 1985 que l'alerte a été donnée avec la découverte d'une diminution importante de la concentration d'ozone au cours des mois de septembre et d'octobre au-dessus du continent antarctique. Une réduction de près de 50% du contenu total d'ozone était observée, se produisant au cours du printemps austral et couvrant toute la surface de l'antarctique.

Depuis la fin des années 1970, l'épaisseur de l'ozone est passée, en certains endroits, de l'équivalent de 3 mm à 2 et même 1,5 mm aujourd'hui, en moyenne pour le mois d'octobre.

C'est cette diminution relative de l'épaisseur de la couche d'ozone stratosphèrique (par rapport à son épaisseur standard ou initiale de 300 Dobson), que l'on nomme « trou d'ozone » ou « trou dans la couche d'ozone ».

En 2000, 2001 et 2003, le trou dans la couche d'ozone a atteint une superficie jamais observée avant 2000, alors que celui de 2002 était le plus petit qui ait été observé depuis 1998. En effet, à la fin de l'été 2003, le trou a de nouveau atteint un record de superficie... pour diminuer rapidement durant le mois d'octobre. En 2006, un nouveau record a été enregistré au dessus de l'antarctique.

En 2006, l'ONU et les experts alertent sur le fait que la couche d'ozone se reconstitue moins vite que prévu, en raison probablement de l'utilisation persistante de gaz interdits, de type CFC, mais peut-être aussi à cause de l'effet de serre et des traînées de condensation laissées par les avions. Ces dernières, avec d'autres émetteurs de gaz à effet de serre, contribuent en réchauffant les basses couches de l'atmosphère à priver les hautes couches d'une partie des calories provenant du rayonnement du sol. Ces hautes couches se refroidissent, or le froid exacerbe les réactions chimiques de destruction de l'ozone.

Le trou dans la couche d'ozone a atteint une superficie record fin septembre 2006 et une épaisseur minimale record début octobre, aux alentours de 0,8 Dobsons. À cette époque, à Ushuaia, petite ville du sud de l'Argentine (non loin de l'Antarctique), les habitants ont été contraints de ne pas sortir découverts, car ils risquaient d'être brûlés vifs.

En océan Arctique, l'ampleur du phénomène n'atteint pas encore celle qui est observée dans l'hémisphère Sud.

Le fait que la perte d'ozone, si importante en Antarctique, soit moindre au-dessus de l'Arctique découle des différences climatiques entre ces deux régions. Le refroidissement de la stratosphère polaire est en effet moins intense au nord où, en moyenne, les températures sont de 15 à 20°C supérieures à celles observées au pôle Sud.

Cette différence de comportement entre les deux pôles est directement liée à la géographie : le continent antarctique est isolé au milieu des océans dans l'hémisphère Sud. Dans l'hémisphère Nord, au contraire, une alternance de continents et d'océans, de zones de hautes et de basses pressions atmosphériques contribue à créer un mouvement continu des masses d'air tel que le pôle Nord ne reste jamais totalement isolé. L'air des latitudes moyennes, plus chaud, arrive donc toujours au pôle, y augmentant ainsi les températures moyennes.

En exploitant des données fournies par un satellite de la NASA chargé de la recherche de la haute atmosphère, les chercheurs ont remarqué que les nuages stratosphériques de l'Antarctique ont une durée de vie deux fois plus longue que ceux situés au-dessus de l'Arctique.

source wikipedia

# Posté le mardi 13 novembre 2007 14:20

le panda

le panda
Cette espèce, très menacée, figure sur la liste des espèces de l'Annexe I du CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, dite convention de Washington).

Environ 1 600 pandas vivent encore en pleine nature. Leur habitat se réduit sans cesse, car les hommes abattent de plus en plus les forêts pour le bois et l'agriculture, et il reste donc de moins en moins de bambous. De plus, les pandas géants sont parfois tués pour leur pelage ou meurent dans des pièges qui ont été placés pour attraper d'autres animaux.

Le bambou lui-même représente un problème pour la survie des pandas géants. Une fois que le bambou fleurit - tous les 10 à 100 ans - il meurt, et il faut compter dix ans avant que de nouvelles pousses aient une taille suffisante pour servir de nourriture. Parfois, des forêts entières de bambous disparaissent ainsi et le panda n'a plus de quoi se nourrir.

La fragmentation de son habitat est particulièrement dangereuse pour les pandas, vu qu'ils doivent s'adapter aux cycles de vie des bambous. De petites populations isolées de pandas géants, dont le régime alimentaire se compose quasi exclusivement de diverses variétés de bambou que l'on trouve dans les hautes régions montagneuses, sont confrontées à un risque de croisements d'animaux de même souche. De tels croisements réduisent la résistance aux maladies, l'adaptabilité aux changements environnementaux et les taux de reproduction.

Plusieurs projets de protection ont été mis sur pied, comprenant entre autres la création de 33 réserves réparties dans les provinces de Sichuan, Gansu et Shaanxi, en Chine, à l'est du plateau tibétain, où vivent les pandas géants.

Les programmes de protection du panda englobent aussi la formation de gardes spécialisés dans la lutte contre le braconnage, la mise au point de plans de gestion pour toutes les réserves, nouvelles et existantes, et la poursuite de l'étude des pandas sur le terrain

source wikipedia

# Posté le mardi 13 novembre 2007 14:16

l ours polaire en disparition

l ours polaire en disparition
L'ours blanc fait partie de la liste rouge des espèces menacées de l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Auparavant classé dans la catégorie « risque faible, dépendant des efforts de conservation » selon la liste rouge établie en 1996, l'ours blanc est désormais classé dans la catégorie « vulnérable »[26]. On estime que l'espèce pourrait disparaître d'ici un siècle à cause d'une réduction de la superficie et de la qualité de son habitatréférence souhaitée.

L'habitat des ours blancs est naturellement limité par l'étendue de la banquise et des plaques de glace dérivantes dont ils se servent comme plate-forme pour la chasse au phoque.

La survie de l'ours polaire est donc menacée par le réchauffement climatique qui restreint leur habitat en faisant fondre la banquise. Les premiers signes d'un déclin ont déjà été observés dans les zones les plus méridionales de leur habitat, comme la baie d'Hudson. Aucune solution alternative telle que l'introduction de l'ours polaire en Antarctique n'est actuellement sérieusement envisagée.

Les découvertes d'ours blancs noyés, de cannibalisme, le nombre en augmentation d'ours « à problèmes » – des ours cherchant de la nourriture près des communautés arctiques – sont rapportés de plusieurs régions à la portée des ours. Ces observations sont cohérentes avec les changements prédits causés par le réchauffement du climat[23].

De plus, les matières toxiques répandues dans la mer sont consommées par le phytoplancton puis le zooplancton qui sont à leur tour consommés par les poissons, qui sont eux-mêmes mangés par les phoques, ces derniers étant la proie des ours. C'est ainsi que les ours emmagasinent les poisons qui se sont accumulés dans l'organisme des animaux qui constitue la chaîne alimentaire des ours blancs. On peut citer également l'exploitation du pétrole et du gaz comme menaces pour les populations.

source wikipedia

# Posté le jeudi 08 novembre 2007 17:28